Contexte

Contexte et Justification

Signé le mercredi 21 mars 2018 par quarante – quatre (44) pays membres de l’Union africaine, lors d’une session extraordinaire tenue à Kigali (Rwanda), l’Accord sur la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF) a fait l’objet d’un lancement officiel à Niamey (Niger) le 7 juillet 2019 à l’occasion du 12ème Sommet Extraordinaire de l’Union Africaine (UA), puis est rentré en phase d’opérationnalisation depuis le mois de janvier 2021.

Représentant la première étape vers une Afrique totalement intégrée, la ZELCAF a été instituée afin de progressivement briser les barrières entre les pays africains et stimuler le commerce intra-africain des marchandises, afin de favoriser l’accroissement des flux commerciaux, ainsi que le développement de partenariats d’affaires prospères et durables entre entreprises.

Pour y arriver, elle agira par le biais de plusieurs facteurs dont l’élimination progressive des tarifs douaniers et des barrières non-tarifaires, le développement et la promotion des chaines de valeurs aux niveaux régional et continental, le renforcement du développement socio-économique, de la diversification et de l’industrialisation en Afrique, etc.

En plus d’une telle approche, certains des objectifs généraux de la ZLECAF à savoir, créer un marché unique pour les marchandises et les services […], contribuer à la circulation des capitaux et des personnes physiques et faciliter les investissements, […], promouvoir le développement industriel à travers la diversification et le développement des chaînes de valeurs régionales, le développement de l’agriculture et la sécurité alimentaire, viennent renforcer la compréhension de tous sur la réorientation des conditions d’échange entre pays et de collaboration entre entreprises.
Aussi cette zone est-elle basée sur la nécessité de s’appuyer sur les Communautés Économiques Régionales (CER) pour réussir le pari de l’augmentation du niveau de commercialisation entre lesdits pays, et donc de la compétitivité de leurs entreprises.

En effet, la part de l’Afrique dans le commerce international au niveau mondial étant de moins de 2% et celui du commerce intra-africain s’approchant des 16%, il était indispensable pour les Chefs d’État africains de penser une stratégie de dynamisation des échanges entre pays africains. Ces faits résulteraient d’ailleurs de plusieurs facteurs dont la présence de barrières tarifaires et non-tarifaires, mais aussi la faiblesse des secteurs privés respectifs pour lesquels le constat général est qu’ils sont composés à plus de 80% de PME, pour une contribution de moins de 20% à la formation du Produit Intérieur Brut (PIB).

Au sein desdites Communautés, le développement d’un secteur privé compétitif, dynamique et résilient, est un vœu cher appelé de tous les pays membres, comme c’est le cas de ceux de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Ce vœu s’est davantage renforcé avec la réorientation des différentes politiques de relance économique au sein desdits pays, avec comme point commun l’expression des grandes attentes et la formulation de fortes ambitions de soutien à l’attention du secteur privé, afin qu’il devienne à terme, le principal créateurs d’emplois.

Dans cette dynamique, la Côte d’Ivoire, force motrice de la sous-région avec 40% de la masse monétaire en circulation, a décidé de pleinement assumer son rôle de leader économique, en faisant partie des vingt-deux (22) premiers pays à avoir ratifié l’accord sur la ZLECAF.

Subséquemment à cette ratification, elle a procédé à la signature du décret N° 2018 – 514, du 30 mai 2018, portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité National de la ZLECAF afin de mettre en œuvre la stratégie nationale ZLECAF de l’État de Côte d’Ivoire.

Ainsi, partant du principe du désengagement progressif souhaité des États au profit du secteur privé, et de la ferme volonté de celui de la Côte d’Ivoire à favoriser la compétitivité dudit secteur, le développement d’un tissu de Petites et Moyennes Entreprises (PME) aptes à pouvoir contribuer significativement à la formation du PIB et à la création d’emplois décents et pérennes, devient et demeure un objectif hautement stratégique que partagent les autres pays membres de la zone UEMOA.

Cet état de fait a motivé ces pays à adresser la question en mettant en place un ensemble de mesures dont l’objectif est de garantir une amélioration de la capacité de création de richesses et une résilience réelle de ces entreprises, dans la mesure où ces dernières disparaissent en moyenne au bout de trois (3) ans après leur création

En la matière, depuis 2014, la Côte d’Ivoire a adopté et mis en œuvre le Plan Phoenix qui est la Stratégie nationale d’appui au développement des PME, qui sur la base de ces quatre (4) piliers (Pilier 1 : Amélioration de l’accès au financement et aux marchés, Pilier 2 : Renforcement des capacités techniques et managériales, Pilier 3 : Amélioration du climat des affaires, Pilier 4 : Développement de la culture entrepreneuriale et de l’innovation),  définit et oriente la politique de promotion et de développement des PME.

En cela, au regard d’une part, des différentes stratégies d’appui au secteur privé déployées par les pays africains, associées à la qualité des Accords Commerciaux Régionaux (ACR) signés et ratifiés par ceux-ci afin de dynamiser les échanges entre eux, et d’autre part, en considération de la faible exploitation des opportunités engendrées par lesdits accords au profit du secteur privé, l’on comprend qu’il est crucial de combler le besoin en information, en formation et en appui des PME sur les questions relatives à l’internationalisation, afin de leur permettre d’être plus ambitieuses dans l’optique de saisir les possibilités d’affaires qui s’offrent à elles dans le cadre desdits accords.

C’est donc en lien direct avec le processus de mise en œuvre de la ZLECAF et les Piliers 1 et 2 du Plan Phoenix, que le Cabinet de Conseil et de Formation, KAIZEN TRAINING, en collaboration avec ses différents partenaires, a décidé d’initier le Forum PME Leaders et Stratèges, en abrégé Forum PLS, avec pour thème principal, « À la conquête des opportunités d’une Afrique intégrée ! »

Conçu dans l’ambition de contribuer au renforcement du cadre d’échange entre les PME aux ambitions internationales, et les structures d’appui au secteur privé, dans le cadre des opportunités de développement à l’international créées par la ZLECAF, le Forum PLS nourrit la vision de contribuer au développement des entreprises africaines dans une logique de partenariats Sud-Sud et Nord – Sud.

Les lignes qui suivent, présentent le cadre référentiel dans lequel se déroulera ledit Forum.